FESTIVAL CONCERTS D'AUTOMNE

Édition 2019

5ème édition

du 11 au 26 octobre 2019

  • Black Facebook Icon
  • Black YouTube Icon
  • Black RSS Icon

En octobre, la Loire fait des vagues

Le monde de la musique dite « ancienne » vit une nouvelle révolution. Si le savoir des musiciens peut s’appuyer sur des connaissances musicologiques solides, un vent de liberté souffle sur leur savoir-faire. L’exécution ‘historiquement informée’ n’a jamais autant prouvé toute la limite des étiquettes dans lesquelles on tenterait en vain d’enfermer les multiples artistes qui s’y engagent. C’est bien cette variété d’approches pleine d’audace, inconcevable encore il y a quelques années, qui est au coeur de la quatrième édition des Concerts d’automne. 

On ouvre le bal avec un « gala Mozart & friends ». Le soprano Karina Gauvin et le pianiste Justin Taylor se passent le flambeau pour un choix d’arias et de morceaux instrumentaux sous l’oeil attentif du violoniste Julien Chauvin à la tête du Concert de la Loge. Engagé dans la redécouverte de Haydn, cet ensemble nous restitue aussi une nouvelle symphonie parisienne, la n. 84.

Les Accents et Thibault Noally portent sur la scène du Grand Théâtre l’oratorio de Haendel, Il trionfo del Tempo e del Disinganno. Quatre solistes de rang se lancent dans ces pages à la virtuosité redoutable : Anna Bonitatibus (Piacere), Ana Maria Labin (Bellezza), Carlo Vistoli (Disinganno) et Victor Sicard (Tempo).

Le premier week-end se termine avec le croisement d’univers éloignés dont L’Arpeggiata a le secret. Sous la direction de Christina Pluhar, Céline Scheen, Vincenzo Capezzuto et Luciana Mancini passent en toute impunité de l’Espagne baroque à la musique traditionnelle de l’Amérique Latine. Ce concert inaugure un nouveau cycle latino consacré à la mémoire de Carlo Doglioni Majer, ambassadeur du monde et ami fidèle du festival. 

De Venise aux Flandres, le deuxième week-end nous fait voyager entre la Renaissance et le premier Baroque. L’Ensemble Jacques Moderne, dirigé par Joël Suhubiette, fait résonner le plus italien des compositeurs allemands du premier XVIIe siècle : Heinrich Schütz, dit « l’Orphée de Dresde ». Simon-Pierre Bestion engage sa compagnie La Tempête dans la reconstitution d’une messe de requiem imaginaire pour l’empereur Charles Quint. Placé sous le label « Viva Leonardo ! », ce concert-spectacle rend hommage aux échanges culturels qui ont marqué l’histoire d’un empire sans pareil. Le temps d’une soirée, l’Église Saint-Julien se met aux couleurs de la Basilique Saint-Marc, véritable sanctuaire de la tradition instrumentale et polyphonique italienne : Les Traversées Baroques d’Étienne Meyer renouent avec cette pratique autour de l’oeuvre de Gabrieli. 

Pour le troisième week-end, le Grand Théâtre accueille deux oeuvres vocales à la croisée de plusieurs genres. Inclassable par son langage, la Petite messe solennelle de Rossini est donnée dans son format de la création (1864) avec des instruments d’époque : quatre jeunes artistes – Julia Wischniewski, Lise Nougier, Riccardo Romeo, Geoffroy Buffière –sont réunis autour du choeur de chambre Les Éléments sous la direction de Joël Suhubiette. Pas moins original reste Dido and Æneas de Purcell qui clôture cette édition. François Bazola convie, aux côtés de Consonance, Armelle Marq (Didon) et David Witcazak (Enée) pour ce final.

Les apartés continuent d’enrichir la programmation du festival. Le public pourra bénéficier des concerts de jeunes talents du Conservatoire Francis-Poulenc dans le cycle Tremplin, des conférences en partenariat avec le Centre d’études de la Renaissance et avec l’Université de Tours, des séances de film et musique concoctées par la Cinémathèque ou encore des dégustations de vin proposées par les vignerons de la Touraine. Enfin, cette édition présente une nouvelle surprise : le concert dans le noir. En compagnie du duo Julien Chauvin (violon) et Justin Taylor (piano-forte), le public redécouvrira masqué les sonates de Mozart. Les bénéfices de ce concert seront entièrement reversés au fonds de dotation du CHU de Tours, partenaire du festival.

Alessandro Di Profio, Directeur artistique des Concerts d’automne

 
 

© 2016 par associés en communication I imagine. Créé avec Wix.com